Bernard Tapie a été contraint de repousser la
reprise du groupe olympien d’une semaine en raison du retard pris
dans le dégraissage de l’effectif.
Désormais, chaque heure est comptée et la marge
de manœuvre devient de plus en plus étroite. Bernard Tapie n’a
plus toutes les cartes en main.
Depuis son retour à la tête du secteur sportif
de l'Olympique de Marseille, l’ancien ministre de la Ville doit
composer avec des paramètres qu’il ne maîtrise pas complètement.
A ce titre, la décision de la DNCG de rétrograder
le club phocéen en Deuxième Division a singulièrement compliqué
sa mission, déjà bien délicate, de dégraissage de l'effectif olympien.
Les nombreuses relations qu’il entretenait avec
les plus grands dirigeants italiens ne se sont pas non plus ravivées
à l’occasion de son come-back. Du coup, les nombreuses issues
de secours transalpines dont Tapie se servait en cas de besoin
dans les années 90 (Deschamps à la Juve, Desailly au Milan AC
ou Boghossian à Naples) n’ont pas fonctionné.
Dans le même temps, les clubs français profitent
de la situation inconfortable de l’OM pour attendre le dernier
moment avant d’acheter et ainsi faire chuter les prix, la formation
marseillaise se retrouve toujours avec 35 joueurs sous contrat
à une semaine de la reprise de l’entraînement. Un retour sur les
terrains qui a même dû être repoussé d’une semaine sous peine
de devoir gérer un trop grand nombre de joueurs en instance de
départ.